Le rôle des médias dans la perception de la délinquance juvénile :
Aujourd'hui, les médias se présentent comme les principales sources d'information. Ils sont pratiquement indispensables à la vie quotidienne de la population et occupent une place importante dans la société. Mais parmi les nombreux moyens d'information qui existent, certains ont tendance à exagérer les faits.
En effet, les médias ont tendance à surreprésenter la violence et la délinquance à Grenoble. Dans certains articles, la ville est présentée comme étant l'une des villes avec le plus grand taux de délinquance en France, ce qui n'est pas prouvé. Ou alors les jeunes sont présentés comme étant de plus en plus violents, et ayant des parents qui n'assurent leur vrai rôle de parent en tant que figure d'autorité. Ceux sont des faits réels constatés qui sont parfois amplifiés par les médias. En effet, quand on regarde certaines émissions, ou quand on lit des articles sur le sujet de la délinquance à Grenoble, on se rend compte que le point de vue est peu objectif. Cela peut influencer les habitants sur leur façon de penser, les inciter à faire des généralités entrainant une stigmatisation. Ce phénomène de stigmatisation, est l'attribut à un individu ou un groupe social d'une identité sociale dévalorisante en raison d'une caractéristique jugée négativement par la société.
On peut par exemple le voir dans un article sur Le Point.fr nommé « Grenoble : "Certains jeunes de la Villeneuve n'ont plus peur de rien"» ou encore sur le site Républicains38.fr où l'on trouve des titres tels que « Grenoble : une délinquance quotidienne qui s'empare de la ville » et « Grenoble une délinquance de plus en plus violente », ainsi que des phrases inspirant la peur comme «Aucun Grenoblois n'est à l'abri, aucun n'est épargné ». Néanmoins, ces sites ne sont pas toujours fiables et cherchent surtout à choquer.
La presse a également tendance à dévaloriser certains quartiers ou certains groupes qu'elle associe à la délinquance et au crime qu'elle donne à voir sous l'angle du fait divers et de la menace. Certains journalistes souffrent également d'un manque de temps pour approfondir les sujets. Dans ce cas-là, il est difficile de prendre en compte toutes les nuances surtout pour des équipes ne connaissant pas forcément les endroits traités. Cependant, mettant en évidence les violences qui entachent certains quartiers, la presse peut inciter à y installer la loi et l'ordre, afin de pacifier ces zones. En conclusion, il faut réfléchir et se méfier de ce que l'on peut voir, entendre ou lire dans les médias. Parfois, ils amplifient les faits divers pour faire « le buzz » et cela peut entrainer de la peur et de la méfiance inutilement.


